Description
Éditions Charles Massin [Published Date: 1968]. Text in French. No other printings listed. Hardcover, 16 pages of text, followed by 36 single sided pages with 100 black and white plates. Very good in good dust jacket. Red cloth covered boards with black lettering on front and spine. Light bumping and scuffing to edges of covers. Binding tight. Pages clean and unmarked. Dust jacket has a 1.5" in tear to the paper over the top edge of the back cover near the spine and several other smaller nicks and tears and light creasing along edges. light overall scuffing, aging and soiling to jacket as well. Now in an archival-quality (removable) Brodart Cover. NOT Ex-Library. NO remainder marks. Contents of plates include: L'etain d'hier et d'aujourd'hui; Les etains regionaux; Nettoyage et entretien des etains; Etains provenant des etablissements hospitaliers; Objets personnels ou servant dans la maison; Ustensiles pour la cuisine ou 1'office; Objets a usage religieux; Mesures de capacite. Ustensiles en usage chez les marchands de vin; Etains servant a table. [From page 5] La fabrication d’objets d’étain à usage domestique est très ancienne; les inventaires et les vieux textes mentionnent une très grande quantité d’ustensiles d’étain. On peut penser que c’est très tôt au Moyen Age que les gens aisés ont commencé à se servir d’écuelles d’étain qui, à cette époque, n’avaient pas de couvercle. Les cabarets devaient déjà servir leirr clientèle au pichet, et on voit que les anses souvent très détachées de ces pots à vin sont faites pour pouvoir être prises par trois ou quatre à la fois par une servante pressée. Suivant les progrès du luxe et du confort apparaîtront les grandes cuillers à sauce, les « saucerons » ou saucières, les salières et les aiguières avec leur bassin permettant de se laver les mains à table, raffinement indispensable, car les fourchettes n’étaient employées qu’à la cuisine et jamais à table. A l’époque de la Renaissance, l’étain a pris des lettres de noblesse, par suite des créations extrêmement élégantes du très célèbre François Briot, potier d’étain ou inventeur des modèles, qui travailla à Lyon au moment de la splendeur de cette ville. Mais la plupart des grands seigneurs vont vite abandonner l’étain au profit de la majolique, puis, de plus en plus, au profit de la vaisselle d’argent. C’est donc pour la bourgeoisie et pour la clientèle paysanne aisée que le « potier d’étain » va travailler désormais, et cela jusqu’à la fin du siècle dernier.